Pour réduire les dépenses de la sécurité sociale, outre la taxation des contrats de mutuelle santé, les prix des médicaments, surtout génériques, vont baisser.
Pour ce deuxième plan de rigueur récemment annoncé par M.Fillon, l’industrie pharmaceutique est donc clairement mise à contribution.
Pour ce second plan, l’objectif national des dépenses d’Assurance Maladie (Ondam) a été minoré. Ce qui induit qu’à la place des 2,8% de dépenses prévues, 2,5% seront uniquement autorisées.
Pour être fidèle à son engagement de ne pas frapper les assurés directement au porte monnaie, l’Etat se tourne donc à présent vers les laboratoires pharmaceutiques.
Ceux-ci vont devoir minorer le prix des médicaments, génériques inclus, car le prix de ces derniers reste encore en effet plus élevé que dans les autres nations européennes.
Ce qui a fait dire ceci à M.Bertrand, ministre de la santé:
« On consomme trop de médicaments en France et ils sont trop chers. Il y a donc des économies à faire de ce coté-là ».
Pour les fonds de la CNAM, l’objectif, en termes de finance, se monte à 290 millions d’euros. Un nouvel effort est donc demandé à l’industrie pharmaceutique qui participait déjà pour 800 millions d’euros depuis la première version du Projet de loi de finances de la sécurité sociale.
Pour tenir son objectif financier de 500 millions d’euros, le gouvernement compte aussi faire participer les médecins de ville et les établissements de soins. On le voit, l’effort et le serrage de ceinture va donc être collectif.
Malgré tout, ceci ne changera rien pour les assurés dont le ticket modérateur (c’est-à-dire le restant à charge), lui, n’augmentera pas. Ce qui constitue enfin une bonne nouvelle…