le 28 novembre 2010

La télémédecine intéresse peu les français

Peu de français sont actuellement prêts à consulter leur médecin sur internet. En effet, selon un sondage effectué par l’institut Viavoice, presque deux français sur dix acceptent la consultation en ligne, avec une proportion légèrement supérieure chez les personnes âgées de trente ans ainsi que chez les cadres. C’est le groupe Pasteur Mutualité qui a fait ce sondage. Il s’agit du premier acteur mutualiste des professionnels de santé. Sur les personnes interrogées qui étaient de l’ordre de 1.010 interrogées par téléphone le 28 et le 29 0ctobre, quelques jours après la publication d’un décret au journal officiel règlementant la télémédecine, seulement 17% se disent prêts à se joindre à l’internet pour une consultation médicale, dont 20% des hommes, 14% des femmes et 2% ne se prononcent pas sur le sujet. Ainsi, la télémédecine attire peu de malades. Les réticences s’expliquent par de multiples facteurs, à savoir essentiellement les craintes de l’ignorance de ce service assez innovant, peu et mal connu et par les patients et par les professionnels de santé, en plus du fait que le décret n’est pas encore entré en vigueur, et enfin par le besoin de proximité du médecin qui leur procure de la confiance.

Actuellement, les personnes qui manifestent de l’intérêt pour la médecine via internet se classent dans la catégorie des gens qui ne disposent pas de temps libre, à savoir les personnes qui travaillent, les jeunes parents…, les cadres âgés de moins de 50 ans, qui sont en général en étroite relation avec l’informatique et l’internet et qui représentent 32%, avec 24% pour les professions intermédiaires. Le facteur horaire entre donc dans leur choix pour l’internet.

Quant à la catégorie de personnes âgées de plus de 65 ans, seulement 7% se voient intéressées par l’utilisation des outils informatiques

Finalement, d’après le sondage réalisé par le groupe Pasteur Mutualité, les résultats paradoxales ont démontré les habitants de l’agglomération parisienne se montrent beaucoup plus intéressés par les consultations médicales via l’internet avec 22%,  que les habitants des régions rurales qui se montrent encore plus réticents et n’enregistrant que 14%, alors que la télémédecine pourrait améliorer leur couverture médicale.