le 27 décembre 2011

Mutuelles : à qui profite la flambée des tarifs ?

Les cotisations des organismes de complémentaires santé (mutuelles, assureurs, prévoyance) ne cessent d’augmenter, des hausses qui de surcroît se sont encore accélérées cette année.

Mais sait-on vraiment expliquer ces augmentations et où va réellement notre argent ?

En suite à un rapport officiel qui vient d’être rendu sur les complémentaires santé, L’UFC-Que Choisir vient de publier une note à ce sujet afin de tenter de répondre à ces questions.

Ainsi, selon l’organisme et le rapport précité, près de 30% du produit des augmentations des cotisations l’an dernier n’ont en fait servi qu’à gonfler les marges des organismes de complémentaires santé, une statistique pour le moins fracassante !

D’autant plus lorsqu’on sait que ces organismes sont formés à 56% des mutuelles santé, à 27% des assurances santé et à 17% des institutions de prévoyance et que les mutuelles santé sont des entreprises qui n’ont pas vocation à gagner de l’argent.

L’UFC souligne que ce sont entre autres les assureurs santé qui ont fait bondir de 25% leurs recettes en une année. L’augmentation des cotisations a aussi abouti au fait que les assureurs ont pu augmenter leurs frais de gestion et de communication l’an passé.

Selon Mutuelle-land, les mutuelles santé qui n’ont pas vocation à gagner de l’argent (sans but lucratif) ont certes augmenté mais moins que les assureurs santé. En ce sens, elles mettent moins leurs adhérents à contribution. Mes ces mêmes mutuelles ont plus de frais administratifs que les assureurs, sans compter des taxes imposées toujours plus hautes.

Il n’en reste pas moins gênant de relever des augmentations chez les assureurs santé qui vont donc doper leur rentabilité mais aussi financer leurs campagnes de publicité.

Pour y voir plus clair dans cette jungle des tarifs qui flambent, utiliser un comparateur de mutuelles tel  que Mutuelle-land n’est pas superflu. Sans compter que c’est gratuit, que ça n’engage à rien et que, bien sûr, cela nous fera réaliser des économies.