le 29 novembre 2010

Quels remboursements pour les cures thermales ?

Pratique remontant à l’Antiquité, le thermalisme a connu un engouement spectaculaire au XIXe siècle, durant lequel les stations thermales voient se bousculer un grand nombre de curistes ; c’est ainsi que, au cours de l’année 1855, plus de 120 000 personnes ont bénéficié des bienfaits des quelques 1 200 sources que compte la France. Reconnue par la médecine comme un traitement efficace pour un certain nombre de pathologies, la cure thermale va ainsi faire l’objet, à partir de 1947, d’une prise en charge par l’assurance maladie, permettant alors un développement encore plus important de cette activité, celle-ci étant aujourd’hui pratiquée par plus de 500 000 personnes chaque année.

Afin d’être prise en charge par l’assurance maladie, les cures thermales doivent respecter un certain nombre de critères. Ainsi, il convient, tout d’abord, pour pouvoir profiter de ces dispositions, de recueillir un avis favorable de la part de son médecin traitant en vue de l’obtention de l’accord de la demande par l’assurance maladie. L’ensemble de ces démarches se trouve être grandement facilité par l’existence de formulaires spéciaux, spécialement conçus pour examiner l’opportunité d’un tel traitement, ainsi que les ressources du patient.

Il est toutefois important de noter que seules les cures thermales destinées à traiter certaines affections bucco-linguales, digestives, psychosomatiques, urinaires, dermatologiques, gynécologiques, cardio-vasculaires, neurologiques, phlébologiques, rhumatologiques, ou encore respiratoires, peuvent bénéficier d’une prise en charge. Permettant de profiter des soins prodigués par un médecin thermal, pendant l’ensemble de la durée du séjour, la cure thermale peut être prescrite comme premier traitement dans le cadre de certaines maladies chroniques, ou bien comme complément à un traitement pharmaceutique.

Permettant de bénéficier du remboursement de 70 % des dépenses liées à la surveillance médicale durant le séjour, la prise en charge de la cure thermale offre aussi la possibilité de se voir restituer un montant équivalent à 65 % de l’ensemble des frais en rapport avec les soins apportés. Les personnes salariées ont également l’opportunité d’obtenir des indemnités journalières, lorsque les revenus de l’année précédente se sont révélés être inférieurs à un plafond fixé, annuellement, par l’assurance maladie, s’élevant actuellement à 37 308 € pour une personne seule, une majoration de 17 154 € étant ensuite appliquée pour chacune des personnes à charge. Sous certaines autres conditions de revenus, le remboursement du voyage ainsi que celui des frais d’hébergement peut aussi être sollicité.

Il convient de souligner également que, lorsque la cure thermale est prescrite pour deux affections distinctes, l’établissement dans lequel celle-ci se déroule doit présenter l’agrément pour chacune de ces pathologies ; à défaut, le séjour ne peut alors être pris en charge par l’assurance maladie.

Dans tous les cas, celle-ci doit avoir une durée minimum de 18 jours, afin de permettre aux curistes de bénéficier des propriétés curatives des eaux thermales utilisées et nécessite un suivi intégral, à moins que le médecin qui en assume la responsabilité, tout au long du séjour, ne décide d’écourter le traitement, le patient conservant cependant, dans une telle situation, tous ses droits en matière d’assurance maladie.